Luc Desnoyers, TCA-FTQ

Tout le monde connaît Luc Desnoyers, le souriant directeur québécois des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA, fusionné en 2013 dans Unifor). On le revoit encore réussir à empêcher la fermeture de l’usine Paccar à Ste-Thérèse (voir ce documentaire de Radio Canada) ou encore tout faire – malgré l’impossible – 4 ans plus tard, pour empêcher celle de la GM, également à Ste-Thérèse. On se rappelle également qu’en bon indépendantiste, il a été député du Bloc Québécois au parlement fédéral avant d’être emporté par la « vague orange » de 2012.

Mais en plus de ces faits d’armes, le présent documentaire nous fait entrevoir l’enfance modeste de Luc Desnoyers dans les Hautes Laurentides, ses études à Montréal qui en font un leader étudiant, son passage chez Bombardier, division motoneiges, puis chez Paccar (Kenworth) où il devient vice-président de sa section locale (affiliée aux Travailleurs Unis de l’Automobile – TUA, le puissant syndicat américain). Il nous le montre également devenir conseiller en formation chez les TUA du Québec, s’impliquer dans la constitution des TCA (soit une séparation (« canadianisation ») d’avec les TUA, puis devenir l’homme des TCA au Québec. De plus, il nous présente sa réflection sur l’évolution du syndicalisme en ces temps de mondialisation débridée et de mutations néolibérales, ainsi que sur sa foi indépendantiste qui le mènera en politique. Une émission à ne pas manquer pour peu que l’on s’intéresse aux thématiques économiques et syndicales.

Pour accéder à la partie 1 de l’émission, cliquez sur l’image ci-haut

Pour accéder à la partie 2 de l’émission, cliquez sur l’image ci-haut.

 

Compléments à l’émission, des documents de courte durée.

Supplément 1 : La loi Trudeau anti-inflation (cliquez sur la vignette).
Supplément 2 : L’éducation syndicale financée par le patron (cliquez sur la vignette).
Supplément 3 : GM: le français comme langue du travail (cliquez sur la vignette).
Supplément 4 : Nivellement par le bas (cliquez sur la vignette).
Supplément 5 : Les TCA et la question nationale (cliquez sur la vignette).
Supplément 6 : La néolibéralisation du PQ (cliquez sur la vignette).
Supplément 7 : Contrats de longue durée et autres désagréments (cliquez sur la vignette).
Supplément 8 : Solidarité continentale (cliquez sur la vignette).
Supplément 9 : Éducation syndicale pour la famille (cliquez sur la vignette).
Supplément 10 : Député fédéral (cliquez sur la vignette).
Supplément 11 : Indépendantiste depuis les débuts (cliquez sur la vignette).

Luc Desnoyers : Syndicaliste de nature, indépendantiste de raison

Élevé modestement à Mont-Laurier dans une famille éprise de politique, Luc Desnoyers termine ses études à Montréal où il devient leader étudiant. Cela l’aide à décrocher ses premiers emplois et à se retrouver chez Paccar, la fabricante de camions établie à Sainte-Thérèse.

C’est là qu’il s’implique dans l’appareil syndical des Travailleurs Unis de l’Automobile où il devient vice-président de sa section locale. Cela l’amène à découvrir les besoins en formation de ses camarades et à devenir coordonnateur de la formation chez les TUA Québec sans pour autant quitter son syndicat.

Mais ce détail sera bientôt gommé. Luc Desnoyers devient permanent chez les TUA, amorçant ainsi une carrière au service de la justice sociale. Promu adjoint de Claude Ducharme, patron des TUA pour le Québec, il lui succède en 1995, cela en raison de son charisme et de ses talents de stratège. Par exemple, il va réussir peu après à empêcher la fermeture de l’usine Paccar et à mettre fin au conflit qui y pourrissait depuis plus d’un an.

Fraîchement retraité, il devient député du Bloc en 2008, mais se retrouve emporté aux élections suivantes par la vague orange, ce qui met un terme à sa vie publique. Depuis, il continue de s’indigner face aux innombrables situations d’injustice sociale.

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