Jean Sylvestre, FTQ

À la FTQ, la tranche la plus jeune du membership ne sait peut-être pas que c’est à Jean Sylvestre qu’elle doit, en bonne partie, la structure des délégués sociaux, un service désormais finement intégré à son quotidien.

Jean Sylvestre est un « intellectuel petit-bourgeois » auto-proclamé qui, depuis une cinquantaine d’années, gratte et gratte sur des cordes progressistes : animateur communautaire, formateur populaire, président de sa section locale, militant au Conseil du travail de Montréal, responsable de l’organisation des délégués sociaux à la FTQ, responsable de la formation économique au Fonds de solidarité FTQ, alouette ! Et depuis sa retraite ? Il s’occupe de logement social dans l’est de Montréal avec la SHAPEM (Soc. d’habitation populaire de l’Est de Montréal).

Un temps libéral, un temps communiste, un temps souverainiste, un temps solidaire, il témoigne aujourd’hui du grand tronc de l’évolution idéologique de la gauche québécoise depuis la Révolution tranquille. Chapeau !


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Compléments à l’émission, des documents de courte durée.

Supplément 1 : Machiniste injustement congédié (cliquez sur la vignette).
Supplément 2 : Au Conseil du travail de Montréal (cliquez sur la vignette).
Supplément 3 : Au Parti communiste ouvrier (cliquez sur la vignette).
Supplément 4 : Nicole Trachy et Corinne Trachy-Sylvestre (cliquez sur la vignette).
Supplément 5 : Guy Perreault, Pierre Bouchard et compagnie (cliquez sur la vignette).
Supplément 6 : Des hommes, des femmes pour des hommes, des femmes (cliquez sur la vignette).

Jean Sylvestre : formateur inspiré et passionnant, père du service des délégués sociaux

Jean Sylvestre, un diplômé universitaire devenu militant dans les causes sociales, a connu un parcours de vie plutôt inusité. Mentionnons que tour à tour, il vécut un phénomène de lutte des classes sur l’île de Hull, enseigna la géographie en Afrique, présida un syndicat d’ouvriers de la céramique, obtint un diplôme de machiniste, perdit son emploi à la suite d’une intervention de la GRC et fut responsable de la formation économique au Fonds de Solidarité FTQ.

Mais surtout, il fut un des principaux instigateurs du réseau des délégués sociaux, un réseau dont s’enorgueillit aujourd’hui la FTQ. Plus personne ne remet en doute l’aspect essentiel de cette force dans tous les syndicats affiliés à la vénérable centrale. Quiconque a connu des déboires pour causes de violence, dépression, alcool, drogue, etc, sait désormais où trouver de l’aide, de l’aide qui pourra lui permettre de garder son emploi.

Retraité, Jean Sylvestre s’est mis à la disposition de la SHAPEM, une OBNL ayant à coeur le logement social dans l’Est et le Nord-Est de Montréal, et dont les réalisations sont abondantes. On parle de 1 600 logements pour un actif de près de 100 M $.

Jean Sylvestre, un personnage hors norme, somme toute, fort attachant.

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