Jean Gladu, artiste engagé

Tout au long de sa carrière, Jean Gladu s’est défini comme étant un « designer graphique à préoccupation sociale ». Ce qui explique pourquoi, dès le départ, ses plumes, pinceaux, effaces et compas ont été embrigadés au service de la société québécoise. Au sortir de ses études en Europe, il aurait très bien pu choisir un carrière en publicité et engranger du fric à la pelle. Pourtant, il opte pour la relance du Quartier Latin, l’organe officiel de l’Association des étudiants de l’Université de Montréal (AGEUM). Et il le fait avec maestria, cela, jusqu’à sa démission par solidarité avec l’équipe rédactionnelle que le nouvel exécutif de l’AGEUM décide de congédier en 1970.

Pour accéder à la partie 1 de l’émission, cliquez sur l’image ci-haut

Pour accéder à la partie 2 de l’émission, cliquez sur l’image ci-haut.

Peu après, il se retrouve à la CSN, une sorte de mariage qui durera quelque 40 ans. Il repense le look du journal maison, « Le Travail ». Il est de toutes les affiches, slogans, campagnes. Il refait en 3D haut contraste le sigle de la centrale. Il crée le fameux « nous » de 1972, un leitmotiv choc qu’arboreront des milliers de grévistes de la CSN, de la FTQ et de la CEQ. Il réussit à imposer une méthode professionnelle de conception et de traitement en ce qui a trait aux activités de communication.

En ce sens, Jean Gladu a été un militant. Et il l’est encore aujourd’hui, même s’il est devenu peintre à temps plein. Il prépare en effet une série de tableaux sur le patrimoine oral québécois, des expressions du terroir qui l’ont marqué tout au long de sa vie. Ainsi, la première oeuvre représentera une serveuse de resto en train de dire : « On vous a répond ? ».

Jean Gladu, un personnage coloré que l’on vous invite à découvrir !

 

Compléments à l’émission, des documents de courte durée.

Supplément 1 : Le désign est-il de l’art ? (cliquez sur la vignette).
Supplément 2 : Guy Ferland (cliquez sur la vignette).
Supplément 3 : Michel Chartrand (cliquez sur la vignette).
Supplément 4 : Diane Lapointe (cliquez sur la vignette).
Supplément 5 : Toulouse-Lautrec (cliquez sur la vignette).
Supplément 6 : Les fleurs de l’art (cliquez sur la vignette).
Supplément 7 : Châteaux et vignobles (cliquez sur la vignette).

Jean Gladu : Concepteur d’images progressistes, Artiste au service des travailleurs

Élevé dans une famille pour qui la culture était aussi vitale que l’air et l’eau, Jean Gladu saute dans le train artistique en découvrant l’École des beaux-arts. Bon premier à la graduation, il passe alors par Paris et Londres où il parfait ses connaissances en design graphique.

Au retour, au lieu de se diriger tout naturellement vers les agences de publicité en plein essor, il choisit de s’associer au périodique étudiant, Quartier Latin, une publication qu’il relance, avec son camarade Roméo Bouchard. Le code graphique est moderne et professionnel, l’orientation rédactionnelle progressiste et contestataire.

Aux lendemains d’un putsch, le duo se retrouve à la CSN. Pour Jean Gladu, c’est le début d’une longue carrière de contractuel où il sera l’interprète graphique de la modernisation de la centrale. On lui doit notamment, le logo actuel de la CSN, le fameux « nous » lancé lors du Front commun de 1972, la campagne « on barre Cadbury » et bien d’autres.

Si aujourd’hui, Jean Gladu est encore « désigner graphique à préoccupation sociale » comme il a toujours aimé se définir, il est devenu peintre à temps plein, un peintre en train de préparer une série de tableaux mettant en lumière le patrimoine oral des Québécois. Belle continuité de carrière pour un tenant du progrès social.

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