Écorniflage chez Armand Vaillancourt

Tout le monde connaît Armand Vaillancourt. Depuis plus de 60 ans, ce sculpteur, peintre, performeur, dessinateur et quasi-architecte fracasse le pathos convenu de son art, un art parfois délicat, parfois tonitruant, un art engagé du côté gauche de la barricade. S’il a frappé à l’étranger, il l’a surtout fait au Québec; sa dernière grande pièce est ce monument à la mémoire de Michel Chartrand, 500 tonnes d’acier qu’il a érigées dans un parc de Longueuil. Quand on parle de cet artiste majeur, on omet souvent de souligner sa générosité, son don de soi, sa préoccupation de former une relève, de travailler avec des enfants, des laissés pour compte, des prisonniers…

Générosité ? Le 21 mars dernier, il a donné plus de trois heures à la petite équipe de Ferrisson à qui il a fait faire le tour de son labyrinthe domestique près du parc Jeanne-Mance à Montréal. Ce qui, bien entendu, lui a permis de faire le tour de sa carrière à grands coups de flash parfois déjantés et d’humour parfois sarcastique. Homme au franc-parler, il a été fidèle à lui même en présence de nos caméras, lesquelles n’ont pu que suivre le savoureux personnage à hue et à dia dans les insondables mètres carrés de sa très longue carrière artistique.


Cette émission portant sur Armand Vaillancourt ne s’inscrit pas vraiment dans l’une ou l’autre de nos deux familles de productions, soit «Vision essentielle» et «Les militants – militantes». Il s’agit plutôt d’une émission spéciale qui a permis au monteur-réalisateur de s’amuser à profusion. Merci, Monsieur Vaillancourt !

Commentez cet article

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *