Jean Gérin-Lajoie, FTQ

Si le syndicat des Métallos est devenu au Québec la force que l’on connait aujourd’hui au lieu d’être un district comme les autres de la United Steelworkers Union of America, c’est en grande partie grâce aux efforts de son légendaire directeur, Jean Gérin-Lajoie.

Homme de principes qui déteste les débordements, social-démocrate discret qui s’est toujours méfié des extrémismes, il fut paradoxalement initié au syndicalisme dans les années 50 par Madeleine Parent et Kent Rowley, deux compagnons de route du mouvement communiste canadien. Malgré son PhD en économie, diplôme qui lui ouvrait les portes d’une carrière universitaire, Jean Gérin-Lajoie a préféré s’en tenir au milieu syndical, ce qui lui a valu de siéger à la FTQ pendant 21 ans en tant que premier vice-président. Un record dans cette centrale !

Ferrisson considère comme un honneur le fait d’avoir pu obtenir de Jean Gérin-Lajoie le privilège d’une longue entrevue. Merci à André Leclerc, mémorialiste de Fernand Daoust (un autre géant de la FTQ), d’avoir rendu possible ce devoir de mémoire.

Pour accéder à la partie 1 de l’émission, cliquez sur l’image ci-haut

Pour accéder à la partie 2 de l’émission, cliquez sur l’image ci-haut

 

Compléments à l’émission, des documents de courte durée.

Supplément 1 : Du cuivre à la mer (cliquez sur la vignette).
Supplément 2 : Les Métallos et leur autonomie (cliquez sur la vignette).
Supplément 3 : Émile Boudreau (cliquez sur la vignette).
Supplément 4 : S’affaiblir par la violence et les menaces (cliquez sur la vignette).
Supplément 5 : Le rôle de la CSN (cliquez sur la vignette).
Supplément 6 : La mesure scandinave (cliquez sur la vignette).
Supplément 7 : À la défense de la FTQ (cliquez sur la vignette).

Capsules Flash (moins de deux minutes chacune):

À venir


Jean Gérin-Lajoie, constant dans ses convictions, constant dans ses actes

Jean Gérin-Lajoie, ancien directeur du Syndicat des Métallos et vice-président de la FTQ, a marqué l’histoire syndicale du Québec. Né en 1927, son origine outremontoise aurait pourtant pu le conduire à s’intégrer à l’élite traditionnelle. Son ancêtre, Jean Jarin, a combattu aux côtés de Montcalm sur les Plaines d’Abraham. Sa descendance nous a donné des politiciens, des professionnels, des écrivains et des gens d’Eglise.

Par exemple, il est le petit-fils de Marie Lacoste-Gérin-Lajoie, pionnière du mouvement féministe au Québec dans la première moitié du XXe siècle, le neveu de Marie Gérin-Lajoie, militante sociale et fondatrice d’une communauté religieuse, et le cousin de Paul Gérin-Lajoie, un des principaux artisans de la Révolution tranquille québécoise.

Pourtant, c’est la lutte ouvrière que choisit délibérément Jean Gérin-Lajoie, au sortir de ses études universitaires. S’il affirme que sa famille n’a rien eu à voir dans ce choix, l’exemple militant de sa grand-mère n’est sans doute pas étranger à son engagement.

Sous la direction de Jean Gérin-Lajoie, les Métallos ont su s’enraciner au Québec et y mener des luttes qui ont changé les conditions des salariés. En même temps, ils ont participé activement au renforcement de la FTQ, pour en faire la promotrice du progrès social et de l’affirmation nationale.

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