Georgette Lachaîne, vous connaissez?

(Photo: CSN – Cédric Martin) En 1951, Georgette Lachaîne se joint à l’équipe de direction du Syndicat chez Dupuis et Frères suite à l’obtention d’une accréditation en vertu de la Loi des relations ouvrières du Québec. Ce syndicat fera dorénavant partie du Conseil central des Syndicats nationaux de Montréal. Très souvent, elle se faisait dire par son entourage : «Toé pis ton maudit syndicat!»

En mai 1952, Georgette Lachaîne sera impliquée dans une grève avec quelque 800 de ses collègues de travail. Des incidents violents surviendront suite à l’utilisation de briseurs de grève par l’employeur. Un règlement sera obtenu en juillet 1952. Grâce à leur lutte, ces travailleuses obtiendront la semaine de travail de 40 heures, la formule Rand et des hausses de salaire hebdomadaire se situant entre 4 $ et 6 $. Avant le conflit, elles gagnaient 30$ par semaine. Michel Rioux aborde brièvement le sujet dans la deuxième partie de l’entrevue qu’il a accordé à Ferrisson lors de la Saison 2.

En 1962, elle deviendra vice-présidente à la CSN. Une fois élue au comité exécutif de la confédération, Georgette Lachaîne va promouvoir la juste reconnaissance pour l’ensemble des femmes d’une multitude de droits : autonomie financière, éducation, encadrement du travail de nuit des femmes, parité salariale, droits pour les femmes mariées.   Voilà les luttes qu’elle a durement et chèrement menées sur plusieurs fronts. Par l’entremise du comité féminin de la CSN, Georgette Lachaîne a beaucoup aidé les femmes à se tailler une place dans leurs milieux de travail et dans les syndicats. Selon elle, le mouvement syndical ne pouvait rester indifférent aux aspirations d’un groupe aussi important.

Malgré une carrière écourtée, elle a dû quitté ses fonctions en 1966 pour des raisons de santé, elle a contribué au débat tant sur le plan idéologique que dans l’action sur le terrain pour améliorer la situation des femmes de son époque.

Le 8 décembre dernier, Georgette Lachaîne, ex vice-présidente de la CSN, est décédée à St-Henri, à l’âge de 95 ans.

Source : Perspectives CSN, numéro 55 Article d’Ariane Gagné «Le syndicalisme au féminin, Deux militantes, deux parcours, même combat».

Georgette Lachaîne, vous connaissez?

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