En ces temps d’ironie

Photo: Jacques Nadeau – Le Devoir

 

Cette semaine, plus précisément le 10 décembre, la Journée internationale des droits de l’homme était soulignée partout dans le monde.  Très discrètement au Québec.

Rappelons nous que le 10 décembre 1948, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) préparé par le comité de rédaction de la DUDH  qui était présidé par Madame Eleanor Roosevelt, la veuve du Président américain Franklin D. Roosevelt.

Cette déclaration est présentée comme étant un idéal commun à atteindre par tous les peuples. Les articles 23 & 25 traitent précisément des conditions de travail et des conditions de vie. Très intéressant !

Article 23

1.  Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
2.  Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
3.  Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
4.  Toute personne a le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

Article 25

1.  Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
2.  La maternité et l’enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu’ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

Bizarrement, le même jour, 10 décembre 2014, un article paraissait dans Le Devoir nous informant que dorénavant, les chômeurs ou les personnes âgées devront embaucher des avocats s’ils veulent se faire représenter devant le Tribunal de la sécurité sociale (TSS).

Il faut savoir que le TSS est un tribunal administratif qui entend les appels en vertu, entre autres, de la Loi sur l’assurance-emploi et de la Loi sur la sécurité de la vieillesse.  Il est en place depuis le 1 avril 2013 en remplacement des conseils arbitraux et des tribunaux de révision de la Sécurité de la vieillesse entre autres.

Victor LerouxOn précise dans cet article que moins de 10% des chômeurs qui se voient refuser des prestations contestent cette décision devant le TSS.  Tout semble mis en œuvre pour en restreindre l’accessibilité.

Victor Leroux (photo ci-contre) nous a entretenu du problème engendré par la réforme de l’assurance emploi lors d’une entrevue qu’il nous a accordée en janvier 2014. Pour en prendre connaissance cliquez sur ce lien-ci.

En ces temps d’ironie

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