Connaissez-vous Olympe de Gouges?

(Photo: Wikipédia – Pastel d’Alexandre Kucharski) Il nous fait plaisir, en cette journée internationale de la femme, de vous présenter Marie Gouzes alias Olympe de Gouges.

Cette femme, libre de pensée, a vécu de 1748 à 1793. Elle fréquente assidûment les écrivains et intellectuels qui gravitent autour du duc d’Orléans. Elle publie en 1785, une pièce de théâtre dénonçant violemment l’esclavage. Elle écrit en 1786, une suite au «Mariage de Figaro» de Beaumarchais dans laquelle elle dénonce le mariage forcé des filles et plaide pour l’émancipation féminine.

Quand survient la Révolution française, en 1789, elle réclame l’égalité des droits entre tous les citoyens sans distinction de sexe, de couleur ou de revenu. Elle plaide aussi pour le droit au divorce. Elle sera exaucée en septembre 1792.

C’est à Olympe que l’on doit la «Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne». Cette déclaration est dédicacée à Marie-Antoinette avec la mention : «La femme a le droit de monter à l’échafaud, elle doit avoir également le droit de monter à la tribune».

Sans relâche, elle continue sa lutte en dénonçant la peine de mort et en revendiquant le droit de vote sans distinction de sexe. Elle milite pour la libre recherche de la paternité et la reconnaissance d’enfants nés hors mariage. Elle demande la création de maternités.

Proche des Girondins, hostile à la Terreur, elle est arrêtée, sur ordre de Robespierre et guillotinée le 3 novembre 1793. Avant de mourir, elle nous laisse son testament politique.

Personnage secondaire de la Révolution française, Olympe de Gouges est redécouverte à la fin du XXe siècle par les mouvements féministes qui se l’ont appropriée, à juste titre d’ailleurs. Anne Hidalgo, actuellement mairesse de Paris, a déjà affirmé, au sujet d’Olympe de Gouges, que «son humanisme tenace, sourd aux risques et aux menaces, a posé le premier jalon d’avancées sociales pour lesquelles nous luttons encore aujourd’hui». Il faut sans cesse se rappeler que rien n’est acquis. Pour preuve, Olympe de Gouges a obtenu en 1792 le droit au divorce. Mais sachez qu’en 1795, ce droit a été dénoncé et il fut aboli en 1816. Partiellement restauré en 1884, il ne redeviendra possible qu’en 1975.

Lucie DagenaisLucie Dagenais, figure de proue du mouvement syndical, fut une de celles qui s’est beaucoup impliquée pour la reconnaissance des droits de la femme. Ferrisson l’a rencontré dernièrement. Bientôt, vous serez en mesure d’écouter ses propos. Restez en contact.

Cette année, pour souligner la Journée internationale des femmes, il y aura un grand rassemblement à la Place Normand-Bethune. Le thème est «Femmes en marche pour l’égalité – Solidaires contre l’austérité».

Ferrisson souhaite une bonne journée à toutes les femmes et à leurs sympathisants !

Connaissez-vous Olympe de Gouges?

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